Il est 23h, dimanche soir, une chaleur moite et un orage qui vient de tirer son dernier coup de tonnerre. La maison est silencieuse, je suis affalée sur un grand lit blanc et je travaille sur une traduction. Sur la table, un pain de maïs encore tout chaud et un peu de miel de lavande…
La vie est jolie ces derniers temps, à Montréal - Un petit d’homme qui grandit et qui m’enchante de plus en plus, une canicule grisante, des projets d’avenir et des paris sur l’Ailleurs; Des noms de villes et de pays qui défilent devant moi, comme des nuages dont je dois deviner les formes: Louisiane, Japon, Italie. Ça fait du bien de se projeter, de rêver grand. Ça faisait trop longtemps.
Pour les photos, aujourd’hui je vais faire dans l’August. Juste parceque, et voilà.






L’avant dernière photo représente la table de la salle à manger reconvertie en “table d’hôpital” pour une nouvelle sur laquelle je travaille… parfois, lorsque je n’arrive plus à écrire, que l’histoire ne tient plus debout, je découpe le corps entier du texte en petits segments. Puis je fais “abracadabra”, et j’essaye de recoller les bouts dans un ordre différent. En fait, c’est un peu comme de démonter sa mobylette le dimanche, pour en comprendre le fonctionnement et la structure. Il faut aller voir ce qu’elle a dans le ventre, l’animale!
Pour ce qui est des autres photos, pas besoin d’explications: August qui chante avec le micro-brosse-à-cheveux, August à la piscine, August apprend à dessiner et s’en fout partout, August apprend à manger et s’en fout partout, and so on and so on…